16/9 Lyon - Bruges

Levés à 3h45;  on ne sait jamais.  Arrivés devant la porte de la gare, il nous faudra attendre une demie heure avant de pouvoir entrer. 


On y est, vite trouver de quelle voie il part ce train car il faudra encore décharger les bagages avant d'entrer dans le compartiment vélos.
On peut utiliser un ascenseur pour arriver au quai donc pas de souci. 

Arrivés à Paris, stress car mon GPS ne veut rien savoir au sujet de la Gare du Nord.
Au lieu de directement prendre mon smartphone pour utiliser ses fonctions GPS, je demande la direction à l'accueil de la gare de Bercy et c'est ainsi que nous partons à l'aveuglette dans Paris, direction Bastille. On commence par longer la Seine mais ce n'est pas du tout évident de savoir exactement par où passer. Certains endroits abritent des SDF qui dorment sous une tente.
Après la Bastille je demande à nouveau mon chemin à une dame mais elle n'a pas l'air sûre d'elle donc je pense enfin à utiliser mon smartphone qui était chargé à bloc depuis la veille au soir.
On trouve des petits panneaux indicateurs pour les cyclistes, notamment dans la direction de la gare, donc tout se passe bien. Il y a pas mal de pistes cyclables mais il faut faire très attention car les piétons envahissent ces pistes au lieu de rester sur le trottoir qui leur est réservé. Ils ne font pas du tout attention aux vélos donc il faut être constamment sur ses gardes.
Une heure après avoir débarqué du train à Bercy, nous sommes à la gare du Nord, donc pas trop mal finalement.
Pour le TGV c'est de nouveau un peu le stress car on ne sait pas très longtemps d'avance où aura lieu le départ. Comme le compartiment vélos se trouve à l'avant du train, il faut marcher tout le long du quai avant d'y arriver et de pouvoir décharger les vélos afin de pouvoir les entrer dans le wagon.
A 14h22 nous rechargeons les vélos sur le quai avant de les utiliser pour rejoindre Bruges.
A Courtrai, arrêt le long de la Leie pour manger un spaghetti.
Je ne sais pas comment c'est possible mais nous ne sommes arrivés à Bruges qu'à 21h45, obligés de rouler avec les phares depuis tout un temps. Maria râlait et a juré qu'elle ne reviendrait plus de Lille l'après-midi mais qu'on dormirait encore la nuit sur place avant de rentrer à Bruges.
On était tous deux crevés en arrivant; il est vrai que debout depuis 4h00, le trajet en train, puis la traversée de Paris et puis de Lille à Bruges encore 96kms, il y a de quoi, à notre âge...
Hier j'avais envoyé un SMS à mon frère qui est aussi en France pour le prévenir que nous ne pouvons pas nous voir du côté de la Loire.  Il m'a répondu qu'il avait aussi plu toute la nuit en Auvergne et qu'il descendait vers Avignon et que je ferais mieux d'acheter un motorhome et revendre nos vélos. 
Il a raison mais Maria a trouvé une solution plus économique; ma voiture Citroën Berlingo et la tente feraient tout à fait l'affaire.  Il suffit d'installer un rack pour les vélos et le tour est joué.  Géniale la Maria,  parfois.
Allez, la suite de l'aventure sera sans doute pour mai-juin 2014 en espérant que cette fois nous pourrons suivre la Loire par un temps ensoleillé car faire de la bicyclette le long des fleuves ou canaux, c'est bien mais il n'y a rien à voir si ce n'est la nature et quand il pleut ce n'est pas folichon.
Les châteaux de la Loire, il faut les visiter par beau temps car les pierres ont besoin de soleil pour être belles. J'ai vu Rome par un temps de pluie; pas beau du tout avec ces pierres qui paraissent tout à fait crasseuses; il faut absolument le soleil. Rendez-vous sera pris avec cet astre...
En résumé, nous avons parcouru 1290kms pour arriver au point de départ souhaité et finalement nous n'avons même pas fait 1 km le long de la Loire!!!
La prochaine fois, nous irons en train jusque Paray-le-Monial pour être directement près du point de départ de la Loire...










15/9 Digoin - Lyon

Il a plu toute la nuit et les prévisions météo sont encore mauvaises pour toute la semaine, raz le bol. On rentre à la maison.  Décidément cette année ne nous aura pas réussi du côté temps. 
On est à Digoin un petit village pas bien desservi par la Sncf et en plus on est dimanche. 
On retourne à Parray-le-Monial et on prend le TER vers Lyon à 15h54; coup de chance en effet que justement ce TER s'arrête à Paray-le-Monial.  De Lyon on prévoit de prendre le TGV vers Lille. 
Arrivés à Lyon vers 18h00 vite au guichet pour acheter nos billets de train. Et c'est à nouveau la surprise du jour,  il n'y a pas de service vélo sur cette liaison!  Le préposé très gentil nous trouve un Ter vers Paris-Bercy et puis un TGV Paris-Gare-du-Nord vers Lille.  On est sauvés mais il faudra se lever tôt le lendemain car le train part à 5h16 pour qu'on puisse être à Lille à une heure raisonnable pour rentrer en vélo de Lille à Bruges. 
Il y a un Ibis Budget tout près de la gare de Lyon-Part-Dieu et la dame de l'accueil nous fait les conditions weekend parce que Maria lui indique que nous devrons quitter l'hôtel à 4h00. J'ai déjà pu voir que nous n'aurons besoin que d'une demi heure pour aller d'une gare à l'autre à Paris et nous avons une fourchette de 3 heures donc on peut dormir tranquilles.

14/9 Ecuisses - Digoin 72kms

Départ à 08h30 par un temps très humide mais pas de pluie; on ne peut pas se plaindre. 
On continue à suivre le même canal lorsqu'on rencontre un jeune cycliste allemand qui fait un bout de chemin avec nous.  Il est en dernière année d'université et va saluer un copain qui habite à Paris. 
Pas encore bien réveillé je suppose, je m'imagine qu'on est près de Nevers,  obsédé par ma pédale qui est à changer. 
Du coup on quitte le jeune homme. 
C'est à ce moment que je demande à une jeune postière la direction du Décathlon.  Bien entendu elle me fait remarquer que Nevers n'est pas encore tout près. 
Je me rends compte de mon erreur et vais acheter des croissants pour le petit déjeuner qu'on n'a pas voulu prendre au F1 car pas très bon. 
On a perdu sa trace mais il a pu envoyer un mail a sa mère avec une photo prise par Maria. 

Pour midi nous sommes à Paray-le-Monial très joli village qui abrite une belle basilique du "Sacré-Coeur", de style roman, lieu de pèlerinage.
Le village a pris beaucoup d'expansion depuis la visite de Jean XXIII. 








On a bien mangé dans un restaurant le long du canal près d'un joli pont. La mousse au chocolat était très bonne et je suppose que le coq utilise la même recette que moi. On a bien ri avec nos voisins de table qui ont fêté leurs 50 ans de mariage en juin et qui venaient donner une démonstration de danses "Country" à Paray-le-Monial. 


Encore sous le coup de la fatigue de la veille on a plus pédalé qu'une dizaine de kms avant de nous arrêter au camping de "La Chevrette" où on a très vite monté la tente avant que la pluie ne commence à tomber ce qui n'a pas tardé à arriver. 
Aujourd'hui nous sommes près de la Loire,  enfin. 
Non, très peu pour moi avec lapluie qui menace! 
 Prix de 14€30 tout compris pour nous deux.

13/9 Chalon-sur-Saône - Ecuisses 62kms

Pas de pluie au moment de replier la tente,  bon début pour un vendredi 13.



Avant de retrouver  notre chemin vers la Saône, demandons conseil au gérant du camping; il est le mieux placé pour nous renseigner.


Toute la nuit nous avons entendu ronronner le moteur d'un énorme bateau de plaisance amarré au quai juste en face du camping, sur l'autre rive; gênant mais finalement la fatigue nous a procuré le sommeil réparateur.
Petit passage par le centre ville de Chalon avant de rejoindre le canal du centre. Maria a trouvé son bonheur avec ses macarons achetés au marché.
Quelques photos de maisons typiques de la place sur laquelle se trouve  la cathédrale Saint Vincent très jolie et très propre après une probable rénovation. 







Après une heure sur nos montures arrêt pour le petit déjeuner en pleine nature confortablement assis sur un banc bienvenu le long du canal. 
A 11h45 stop pour vérifier ma pédale droite qui fait un bruit agaçant à chaque tour de pédalier. 
Il y a un certain jeu; il faudra sans doute les remplacer. 
Vérification de la béquille avant du vélo de Maria sans succès. 
Entre temps il est l'heure du dîner; on stoppe donc au restaurant "Au P'tit Kir" à Saint-Léger-sur-Dheune.

On a bien mangé et j'ai pu apprécier la coupe de glace bourguignonne.  Glace au spéculoos et sorbet au cassis avec fruits des bois et marc de Bourgogne; succulent. 



Je m'informe s'il y a un marchand de vélos dans le coin et coup de chance il y en a un dans la prochaine rue à gauche. 
Après le repas je me rends donc chez ce marchand qui, manque de pot, est fermé. 
Comme nous allons à Nevers je trouve un magasin Décathlon sur internet;  je pourrai aller y acheter un jeu de pédales. 
On repart vers Saint-Julien-sur-Dheune mais malheureusement en suivant le trajet fléché qui correspond au tracé de mon GPS. 
Il s'avère que c'est le circuit à travers les collines avoisinantes au lieu de celui qui est censé suivre le canal.  On a mis pied à terre à plusieurs reprises car bien souvent la pente des côtes des petites routes de campagne est beaucoup trop forte et chargés comme nous le sommes il est impossible de les gravir. Si j'avais les mollets de Schwartzeneger j'y arriverais peut être...









Nous arrivons à Saint-Julien-sur-Dheune crevés et décidons d'aller dormir dans le premier hôtel venu car il n'y a pas de camping dans les environs proches. 
Et voilà comment nous aboutissons au F1 d'Ecuisses, nom de village évocateur s'il en est.
Prix de la chambre 34€ tout compris pour nous deux.