Levés à 3h45; on ne sait jamais. Arrivés devant la porte de la gare, il nous faudra attendre une demie heure avant de pouvoir entrer.
On y est, vite trouver de quelle voie il part ce train car il faudra encore décharger les bagages avant d'entrer dans le compartiment vélos.
On peut utiliser un ascenseur pour arriver au quai donc pas de souci.

Arrivés à Paris, stress car mon GPS ne veut rien savoir au sujet de la Gare du Nord.
Au lieu de directement prendre mon smartphone pour utiliser ses fonctions GPS, je demande la direction à l'accueil de la gare de Bercy et c'est ainsi que nous partons à l'aveuglette dans Paris, direction Bastille. On commence par longer la Seine mais ce n'est pas du tout évident de savoir exactement par où passer. Certains endroits abritent des SDF qui dorment sous une tente.
Après la Bastille je demande à nouveau mon chemin à une dame mais elle n'a pas l'air sûre d'elle donc je pense enfin à utiliser mon smartphone qui était chargé à bloc depuis la veille au soir.
On trouve des petits panneaux indicateurs pour les cyclistes, notamment dans la direction de la gare, donc tout se passe bien. Il y a pas mal de pistes cyclables mais il faut faire très attention car les piétons envahissent ces pistes au lieu de rester sur le trottoir qui leur est réservé. Ils ne font pas du tout attention aux vélos donc il faut être constamment sur ses gardes.
Une heure après avoir débarqué du train à Bercy, nous sommes à la gare du Nord, donc pas trop mal finalement.
Pour le TGV c'est de nouveau un peu le stress car on ne sait pas très longtemps d'avance où aura lieu le départ. Comme le compartiment vélos se trouve à l'avant du train, il faut marcher tout le long du quai avant d'y arriver et de pouvoir décharger les vélos afin de pouvoir les entrer dans le wagon.
A 14h22 nous rechargeons les vélos sur le quai avant de les utiliser pour rejoindre Bruges.
A Courtrai, arrêt le long de la Leie pour manger un spaghetti.
Je ne sais pas comment c'est possible mais nous ne sommes arrivés à Bruges qu'à 21h45, obligés de rouler avec les phares depuis tout un temps. Maria râlait et a juré qu'elle ne reviendrait plus de Lille l'après-midi mais qu'on dormirait encore la nuit sur place avant de rentrer à Bruges.
On était tous deux crevés en arrivant; il est vrai que debout depuis 4h00, le trajet en train, puis la traversée de Paris et puis de Lille à Bruges encore 96kms, il y a de quoi, à notre âge...
Hier j'avais envoyé un SMS à mon frère qui est aussi en France pour le prévenir que nous ne pouvons pas nous voir du côté de la Loire. Il m'a répondu qu'il avait aussi plu toute la nuit en Auvergne et qu'il descendait vers Avignon et que je ferais mieux d'acheter un motorhome et revendre nos vélos.
Il a raison mais Maria a trouvé une solution plus économique; ma voiture Citroën Berlingo et la tente feraient tout à fait l'affaire. Il suffit d'installer un rack pour les vélos et le tour est joué. Géniale la Maria, parfois.
Allez, la suite de l'aventure sera sans doute pour mai-juin 2014 en espérant que cette fois nous pourrons suivre la Loire par un temps ensoleillé car faire de la bicyclette le long des fleuves ou canaux, c'est bien mais il n'y a rien à voir si ce n'est la nature et quand il pleut ce n'est pas folichon.
Les châteaux de la Loire, il faut les visiter par beau temps car les pierres ont besoin de soleil pour être belles. J'ai vu Rome par un temps de pluie; pas beau du tout avec ces pierres qui paraissent tout à fait crasseuses; il faut absolument le soleil. Rendez-vous sera pris avec cet astre...
En résumé, nous avons parcouru 1290kms pour arriver au point de départ souhaité et finalement nous n'avons même pas fait 1 km le long de la Loire!!!
La prochaine fois, nous irons en train jusque Paray-le-Monial pour être directement près du point de départ de la Loire...




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